Et pendant ce temps-là, immobile et muette, recluse et lointaine, l'œil offert aux cieux et le cœur à Dieu, Honorine entame son quinzième jour de jeûne.

Sa chair petit à petit exprime tout son lest de vices, que le lit sous elle aussitôt aspire ; et son âme, paisible et attentive, guette l'accès au prochain point d'élévation.

Là-haut, anges, archanges, saints et apôtres – mais aussi démons et diables, sans qui pénitence ne serait qu'un vain mot – assistent au combat, et du souffle l'encouragent (sans toutefois pouvoir s'empêcher d'ouvrir des paris et, scrupuleusement, de compter les mises et les points)...