Je me suis un peu traîné. Piano, puis j’ai poursuivi An artist of the floating world entamé la veille. Qui ne m’accroche pas beaucoup. Style un peu trop académique et classique qui me fait songer aux traductions françaises des textes des Japonais classiques. C’est sans doute ce qu’Ishiguro veut rendre, lui qui vit en Angleterre et écrit en anglais (mais peut-être y est-il né, je ne sais). En lisant, je vois des scènes d’Ozu et entends donc le japonais. Mais ce que je lis, c’est de l’anglais. Il y a là un conflit et l’anglais passe mal, plus mal que le français en traduction, et donne aux échanges un côté apprêté, lourd et gauche. C’est comme si je regardais un film d’Ozu doublé en anglais. Je ne suis pas sûr que son parti pris (du moins, je présume) de rendre sa langue soit une bonne idée. Je m’ennuie un peu.

 

9 mars 2005