J’ai décidé de m’éloigner pour un temps de l’italien (Colori, Benjamin) et de l’anglais (Castaneda) pour me consacrer au français et à de l’histoire ; une intrigue, des personnages. Il n’y a pas grand-chose de ce genre dans la souffrance, si ce n’est Les ailes de la colombe de James. Marine me l’avait offert il y a des années au nom de Venise – il me semble que c’était après notre séjour en groupe (« Venise encore et toujours » avait-elle écrit sur la page de garde). Je m’étais un peu étonné qu’elle m’en offre un exemplaire en français. Je l’avais mis de côté sans me promettre de le lire. Mais c’était un cadeau. Cette nuit, je l’ai pris, en ai lu les premières pages. C’est effroyablement daté, mais très bien écrit. Je l’ai poursuivi ce matin et je suis emporté. Rien ne me fait songer à une traduction (qui date de 1947 sans mention du nom du traducteur – et à cette époque, on parlait plus souvent d’adaptation que de traduction) et j’accepte cette prose surannée – mais tout de même remarquablement menée (on le rapproche de Proust, il y a de ça). Mais j’attends avec impatience Venise – pour l’instant, tout se déroule en Angleterre, à Londres précisément. (Je n’ai pas le moindre souvenir des autres textes de James que j’ai lus…)

(Je m’inquiète parfois : le nom de la traductrice apparaît à deux reprises : sur la page-titre et sur la quatrième de couverture…)

 

31 juillet 2017