J’ai achevé le grec, comme si de rien n’était. Vers 1 h 00, j’ai été tirer un livre de la souffrance. Un peu au hasard. Un fin en français. Ç’a été Les deux printemps dans sa réédition en 10/18 de 1978. Que j’ai entamé aussitôt. Prague, 1969. Il dit que c’est de la fiction puisque le narrateur est historien, ce que lui n’est pas. Ben voyons. Ça tient du journal de bord, du carnet de notes (ce qu’on lui aurait reproché à la sortie en 1971 : pas assez sérieux au regard des faits historiques). Je me dis que c’est bien écrit, que ça pourrait être moi l’auteur et donc que tout le monde peut bien écrire. Des milliers de livres bien écrits, des milliers d’auteurs qui écrivent bien. Comment faire la différence ? En quoi suis-je différent, comment puis-je être différent si je ne le suis pas déjà ?… Coucher à 3 h 00, difficultés terribles, phénoménales à me réveiller, le réveil qui sonne durant une demi-heure sans que je l’entende, c’est Susan qui est venue me secouer.

 

17 novembre 2005