Nous avons changé de table pour nous rapprocher de la fenêtre. Le jeune homme qui y était auparavant y a oublié un curieux Introducing Joyce composé essentiellement de dessins et de photos montage ; Joyce encore et toujours, omniprésent à Dublin sous toutes les formes possibles et imaginables, du livre au tee-shirt en passant par la carte postale, et, face à cela, paradoxalement, l’impossibilité de trouver dans les lieux où nous sommes passés, dont les book-shops, Finnegan’s Wake. Joyce se trouve en effigie des billets de vingt pounds ; il est tout de même étrange que l’on célèbre tant un homme dont tout le monde connaît le nom, mais dont le principal de l’œuvre serait certainement rebutant et illisible pour beaucoup ; c’est sans doute pour cette raison que l’on trouve partout, dans de multiples éditions, des exemplaires de Dubliners (forcément), voire d’Ulysses, mais jamais de Finnegan’s Wake...

 

26 octobre 2000