Est-il possible qu’il n’y ait rien eu depuis le 5, seule entrée du mois, et qui plus est, inachevée ? Non, je vérifie à l’instant, des traces figurent dans Mes Documents, saisies du boulot (que je n’ai pas pris la peine de transférer, que j’ai oubliées ?), et puis il y a les notes manuscrites (retour !) prises chez Bert durant la semaine dernière. Il n’empêche. Débâcle, désordre, déroute, décomposition. Dans quelle espèce d’état suis-je donc depuis plusieurs semaines ?  J’étais en train de lire il y a une demi-heure à peine, Microfictions, entamé il y a deux jours, en ayant en même temps à l’esprit la pensée du journal, soit la journée d’hier, celle d’aujourd’hui, pensant (nous y revoilà !) à ce que je devais en dire, me demandant si je devais en dire quoi que ce soit, et combien, et comment, pensant tout en même temps à Tuning que je devais encore survoler avant envoi à Béatrice après le samedi passé aux ultimes corrections, pensant aussi à un mot à envoyer à Janusz alors que je survolais le livret de St Omer, et à présent me trouvant devant l’écran, me trouvant dans un état de déroute de nouveau, ne sachant pas par quoi commencer, ne sachant toujours pas s’il faut raconter ou non et jusqu’à quel point, privilégiant l’automatisme, le libre cours à la pensée de laquelle sortirait forcément une solution, la solution, mais constatant qu’il ne se passe rien, qu’elle (la pensée) est fermée, close, cadenassée et incapable de se laisser aller. Alors ?