Jean Marie Vianney, plus connu sous le nom de curé d’Ars, n’existe dans l’esprit de Charlotte que sous celui d’une Institution : celle où elle devait rejoindre, cette après-midi-là, son petit ami.

Elle n’y parviendra pas. Ce que sur son chemin elle ignore encore, car c’est en toute innocence qu’elle se retrouve en face du foyer de jeunes filles de l’Institution Universitaire Catholique Ste Jeanne de Chantal qu’on lui a dit être celui de jeunes gens de l’Institution Catholique St Jean Marie Vianney (là où précisément l’attend encore ledit petit ami), passant qui l’a renseigné et qui, pas très au fait des différentes sortes de saints (ou bien avait-il l’esprit ailleurs), a paré au plus pressé et, sans se donner la peine de faire la rectification qui s’imposait – celle de corriger le féminin en masculin, ou l’inverse –, lui a immédiatement et catégoriquement indiqué l’édifice que du coin de la rue V. et de l’avenue S. où ils se trouvaient – elle et lui, lui dont la mine défaite et accablée nous dit clairement qu’il s’agit de Maxime – l’on voit distinctement.