Il s'apprête ; ça y est, il est prêt. Il sort de la salle de bains, passe dans le couloir, s'arrête à la première marche de l'escalier sur laquelle il pose le pied.

Il lève la tête et crie :

« Chérie, je suis prêt. Dépêche-toi, nous allons être en retard ! »

Il passe dans le séjour. Où tout à coup il hésite : à droite, il y a le bar ; à gauche, la chaise où repose sa cravate. Mais en fait, ce n'est pas vraiment une hésitation. Ce qui se passe en lui en ce moment ne lui appartient pas vraiment, mais appartient à la précipitation, à la hâte qui en cette circonstance ne sait à quel acte donner la priorité : la cravate ou le verre ? Il fait un pas en direction du bar, puis part de l'autre côté ; mais deux pas seulement, car aussitôt il fait volte-face pour reprendre la voie du bar qu'il entame à peine pour rebrousser chemin et retourner dans le couloir.

« Chérie ? tu te dépêches ? »