Il fait soir, et le dos calé dans l'encoignure de la porte d'entrée du jardin et du mur du hall d'entrée, Justine halète et gémit.

Plaqué contre elle à l'étouffer, Raymond va et vient, besogne avec ardeur et enthousiasme.

Sa main droite, calée sous le genou gauche de Justine, soutient haut la jambe tandis que la gauche lui maintient et lui malaxe les fesses.

La main gauche de Justine s'agrippe à la poignée de la porte du jardin tandis que la droite cherche en vain une prise sur le mur lisse et froid.

Elle halète, gémit et suffoque, alors que ses râles à lui s'accélèrent, ses râles que ponctuent, de manière de plus en plus fréquente et rapide, des éructations inarticulables et diverses obscénités en italien. C'est du moins ainsi qu'elle qualifie et se représente ces mots, ces mots qui lui sont inconnus et qu'elle attribue à quelque dialecte du fin fond de la Campanie ou des Pouilles que ses toujours trop courts séjours en Italie ne lui ont pas permis d'étudier plus en profondeur.