Hier, discussion autour de la lecture et de l'écriture. Elle me dit que pour elle il y a trois choses : vivre, lire et écrire. Elle met plus ou moins en parallèle le fait de lire et l'acte d'écrire. Ça me choque un peu, et je vais pour la contredire. Mais elle développe. C'est ainsi que j'apprends que l'on peut entièrement s'investir dans la lecture au point de perdre tout contact avec la réalité (extérieur serait plus juste). Ça a été son cas. Elle me dit qu'elle en était arrivée à faire un choix, à se forcer à faire le choix : lire ou vivre. C'en était devenu dangereux : retrait total, plongée dans la vie offerte par le livre au détriment de celle de la réalité. Elle met donc lecture et écriture en parallèle. La seule différence, c'est que ce lecteur-là, la lectrice qu'elle était et qu'elle est encore un peu, est complètement passif. « Ne donne rien, ne fait rien. Subit. Tandis que l'écrivain donne, produit. Il est extérieur à la réalité, mais il produit…Et produire, c'est vivre, » conclut-elle. Je n'ai rien trouvé à ajouter...