Lecture au point zéro. Lu il y a quelques jours : Journal du premier amour, de Leopardi, qu'Olivier m'a prêté il y a quelques semaines déjà...

J'ai finalement consenti à l'ouvrir. Mais c'est davantage sa maigreur

(en épaisseur : une maigre épaisseur !) que le titre qui m'a décidé,

bien qu'il ait eu tout pour m'attirer...

Ce journal-là, d'un romantique italien – que du reste je situais auparavant à la charnière XIX-XXe –, correspond exactement à ce à quoi je m'attendais. L'ampoule fleurie en plus (du fait du romantisme, bien sûr). Par contre, chose que j'ignorais, il est suivi d'un second texte, tout aussi court, mais autrement attrayant, et, pour tout dire, exultant : Souvenirs d'enfance et d'adolescence, dont la facture et la construction, eu égard à l'époque de sa rédaction, sont assez étonnantes. Qui situeraient cet écrit entre le cut-up de Burroughs et l'écriture automatique. Sorte de cadavres exquis contrôlés. Maîtrisés. Travaillés. C'est très beau...

(Je ne sais pas si je vais le rendre à Olivier, d'autant que l'édition est de même très belle – ne jamais emprunter de livres pour ne pas céder à la tentation

de les faire oublier de leur propriétaire et de les ranger

comme par mégarde dans sa propre bibliothèque...)

 

27 janvier 1997