Je poursuis. C'est laborieux. C'est du Zola ; de plus, je pense trop à toi pour m'attacher à quelque lecture que ce soit, même s'il s'agit de l'une de tes lectures. Je t'imagine en train de lire ce même texte et je me demande ce qui peut te passer par la tête. T'identifies-tu à Christine, désormais épouse du peintre, qui lui sert de modèle et qui se prend de jalousie pour sa représentation sur la toile ? Comme souvent chez Zola, il y a une insistance assez poussée, lourdaude, voire grossière parfois, sur les rapports amoureux, les émois, les appels de la chair ; il manque peu de choses – l'absence de censure, ou une censure plus souple – pour qu'il se laisse entièrement aller, soit moins suggestif, ça se sent.
Christine découvre l'amour avec Claude, qui est son premier homme. Amour qui ne faiblira guère et deviendra dépendance et abnégation, alors que lui, au bout de quelques années, ne la voit plus que comme sujet à peindre. C'est la femme sur la toile qu'il préfère.
Bref, chanson bien connue.
Tout cela est ordinaire, conventionnel, un peu caricatural.
J'abandonne. Excuse-m'en...

12 juin 1994