Laurent me parle d’un livre extraordinaire qu’il vient de lire. Il le tire des quelques exemplaires de sa bibliothèque qui, depuis la fin des travaux, ont regagné les étagères, le reste étant encore au grenier, là où il compte les laisser car « pourquoi les remettrais-je ici puisque je les ai lus ? pourquoi ne pas garder cette place pour les CD que j’écoute et réécoute alors que je ne relis pas mes livres ? » Certains pourtant sont redescendus. Dont Trois chevaux d’Erri De Luca en poche qu’il me tend. Que j’hésite à prendre. « Je vais l’acheter de toute façon. » Puis prends tout de même : « Je vais lire ton exemplaire, en achèterai un autre et te rendrai le tien que tu pourras mettre au grenier. » Je viens de lire les deux pages de la préface, en me demandant si je ne ferais pas mieux de le lire en italien.

 

13 décembre 2005