« C'est d'un goût ! »

Mais quoi qu'il en dise, ça ne lui déplaît pas. Et on pourrait même aller jusqu'à avancer qu'il y prend un certain plaisir, et que de chacune de ses petites adresses cajoleuses (« mon petit chauffard chéri », « mon crasheur adoré », « mon Fanjo à moi toute seule », «  mon gros champignon sauvage »), rappel de cet accident qui aurait pu lui coûter la vie, mais ne lui a interdit que l'usage de ses jambes et de ses bras dont seul le droit fonctionne un peu, il tire une minuscule jouissance, un atome de volupté, qu'il ne sait pas vraiment cerner, ni même localiser, mais qu'il accepte bon gré mal gré et auxquels, au fil du temps, il a fini par s'habituer.

« C'est juste pour te taquiner, mon chéri ! »