Galway, agglomération en bord de mer (baie) d’une certaine importance au centre extrêmement animé à l’image des villes anglaises – et peut-être irlandaises, Dublin et Galway étant pour l’heure les seuls exemples dont je dispose. Petites rues, petites boutiques, beaucoup de couleurs. Il y a là un air qui échappe un peu à l’ambiance anglaise (quoique). Peter avait fourni à Susan un plan du centre griffonné sur une serviette de table en papier. Y figuraient deux adresses de book-shops, dont la première (j’en ai oublié le nom) qu’il nous a tant vantée et qui nous a un peu déçus dans la mesure où ce n’est pas ce type de boutiques qui nous intéresse. Celle-ci est en effet impressionnante par ses dimensions et son architecture (?), mais c’est un bouquiniste, et un bouquiniste fortement axé sur la culture irlandaise. S’y trouve de même une galerie d’art où les toiles se renvoient l’une à l’autre une certaine médiocrité. Et c’est cher. Nous nous sommes rendus à la suivante beaucoup + intéressante, quoique restant assez chère. Nous ne remplirons pas la valise prévue à cet effet. Comme dit Susan, Pêle-Mêle reste insurpassable… J’y ai néanmoins trouvé quelques petites choses dont, au dernier moment (et après m’être cassé l’ongle de l’index droit en essayant d’extirper un livre sur Ray trop serré), Into the looking-glass wood de Manguel, Manguel qui me semblait être sud-américain (mais sans doute l’est-il) mais qui écrit en anglais. Je me demande à l’instant s’il n’est pas canadien de langue anglaise…

 

13 janvier 2003