Avec Guitry et Anouilh, j’avais également prélevé Movie heaven, cet obscure plaquette cinématographique prélevée de je ne sais quel charity-shop il y a je ne sais combien de temps. J’ai jeté un œil sur le site, elle n’y figure pas. Mais à quelle lettre aurais-je pu la placer : M ? H ? C pour cinéma ? Elle n’y est pas. J’ignore donc sa provenance, tout comme la raison de son acquisition (faut-il une raison ?). Depuis, je l’ai souvent sortie de la souffrance, retournée entre mes doigts avant de l’y replacer, sans même avoir la curiosité de savoir de quoi il retournait. Peut-être avais-je été repoussé par le sous-titre, « An anthology of new film writing from Empire » qui m’a fait subodorer je ne sais quelles critiques modernes et absconses au sujet de films dont j’aurais tout ignoré. Empire, dixit la 4e de couverture, est le magazine cinématographique le plus vendu en Grande-Bretagne. Mais encore ? En illustration de couverture, une scène de Cinema Paradiso, une dizaine de textes à l’intérieur dont aucun des auteurs ne m’est connu, à l’exception d’Eleanor Coppola, encore que ça ne se limite qu’au patronyme. Qui est-elle ? Une autre fille ? Sa femme ? Une cousine ? Quoi qu’il en soit, je l’ai entamée hier, « The Shittums and the Henley Regal » d’un certain Tom Hibbert. Il ne m’a fallu que quelques lignes pour me rendre compte qu’il ne s’agissait en rien de critique, mais de souvenirs d’enfance.