Durant la soirée, Léo a parlé des émissions de France Culture sur Proust qu’il m’avait recommandées. Je lui ai dit que je ne les avais pas écoutées et n’étais pas sûr que ça m’intéresse, surtout depuis que j’avais entrepris de relire La Recherche. Je lui ai parlé de mon nouveau regard et de mes « doutes » sur l’œuvre. Je me suis couché avant eux, j’avais trop fumé et j’étais fatigué. Au lit, j’ai poursuivi ma lecture (Mme Swann et son salon, Mme Verdurin, Bontemps, Cottard) et j’ai été emporté. Mais hier soir, en abordant les considérations sur l’amour via celui qu’il porterait à Gilberte, j’ai de nouveau un peu déchanté. C’est tout de même très alambiqué et souvent sentencieux ; et certaines phrases sont illisibles – ou pour le moins incompréhensibles. (C’est drôle, en en parlant à Innocent et Léo, je l’avais mis en parallèle avec Amélie ; je ne sais toujours pas si c’est de l’ordre de la plaisanterie ou non – mais à ce moment-là, ça n’en était pas : il ne s’agissait pas de les comparer, mais de dire que chez l’un comme chez l’autre, il y avait une force née du désordre… il faudra que j’approfondisse ça).

 

6 novembre 2013