Exception faite de l'objet en lui-même et de sa provenance
– qui accroît de beaucoup sa valeur, cadeau –, il n'est pas extraordinaire.
Beaucoup de choses sont connues, j'y apprends peu (belle lapalissade
 !).
De plus, je trouve agaçant de ne pas savoir qui en est l'auteur.
Il n'empêche, évidemment, que sa lecture reste très plaisante
– et considérant l'état de ma mémoire, j'ai tout à gagner à relire des choses déjà sues.

J'y ai relevé deux choses :
1) la faute d'orthographe : de la manière dont tu m'en as parlé,
j'ai compris que c'est l'auteur inconnu du texte qui l'avait relevée.
Or, il s'agit d'une note de Proust lui-même
puisque cela apparaît dans le fragment de lettre qui est précisément celui-là.
Nous sommes-nous bien compris ?
2) le fragment de lettre, justement : j'ai su de quelle lettre il s'agissait,
d'une part grâce à cette notation de Proust,
d'autre part grâce au mot « périgourdin ».
N'eussent été ces deux points, j'aurais été tout à fait incapable de lire ce fragment.
C'est proprement illisible, beaucoup plus que ces manuscrits (du moins l'un d'entre eux,
le seul que je connaisse : la mort de Bergotte).
Comment cela peut-il être déchiffrable ? (mais suis-je bien placé pour parler ?...).

Il n'empêche que ce livre est très beau
et qu'il aura une place privilégiée dans ma marcellothèque.

(Au premier regard sur la photographie de Jeanne Pouquet,
j'ai pensé à Ornela Muti. Bizarre...)

4 février 1990