Piochant dans la souffrance, et me conformant à la règle des fins pocketables, je tire Il Principe et, dans sa version traduite en anglais et qui me semble considérablement réduite si j’en juge d’après l’original, The Prince. J’ai tout cela à ma droite, reposant dans le tiroir ouvert du bureau de ma salle, comme au bon vieux temps…

J’ai entamé Il Principe, version commentée par Napo lui-même qui, à en croire la préface, avait commis quelques pièces à tendance littéraire. Macchiavelli est de Firenze et je me demande quelle est la relation entre Firenze et fiorentino qui a sans nul doute donné le Florence français. Je note sur la 1re page – qui, bête souci d’économie, est la 1re page du texte – une série de chiffres inscrits au crayon gris : 978887373294. Comme un n° de téléphone. Ce n’est pas mon écriture. Et où ai-je acquis ce livre ? Je ne sais pourquoi, je le relie à Gênes et j’imagine ce numéro être celui d’un hôtel, celui de Colmar peut-être que j’avais appelé en catastrophe depuis une cabine de Nervi où nous venions de récupérer la voiture. Quoi qu’il en soit, je vais tâcher de m’y attacher, ne serait-ce qu’en guise de préparation pour Venise dans 15 jours