J’étais descendu voir Éléonore, lui avais demandé ce qu’il en était du repas ; elle m’avait dit qu’eux avaient mangé et qu’elle-même n’avait pas très faim. Je lui avais proposé un verre de vin, elle m’avait dit qu’elle descendrait me rejoindre ; j’étais descendu, ils étaient face à la télé, je leur avais proposé un verre, Éléonore m’avait rejoint dans la cuisine, nous avions mangé un morceau, puis j’étais remonté. Je me sentais bien, même physiquement. J’avais eu envie de lire, j’avais passé en revue la souffrance des derniers livres des puces, en avais prélevé Vinyl Cafe Diaries que j’avais conservé pour sa belle facture. Je l’avais entamé à même mon bureau, puis étais descendu dire un mot à Éléonore. Elle était face à la télé, eux étaient je ne sais où. Je lui avais fait un massage (face and neck), en me tenant derrière elle, puis étais monté, m’étais cette fois installé dans le rocking-chair avec Diaries. Je m’étais préparé un café, une cigarette. J’avais fermé la porte du grenier pour ne pas entendre les cris du petit (pourquoi crie-t-il sans arrêt ?). Au bout de quelques minutes, elle s’était ouverte ; j’avais cru qu’il s’agissait d’Éléonore, mais j’avais ensuite entendu une voix parler bas. La personne était entrée dans la chambre de Tashi, avait refermé la porte, et je m’étais rendu compte qu’il s’agissait de Laura et du petit. Que faisait-elle là ? Au bout d’une dizaine de minutes, elle était sortie de la chambre avec le petit. Ils n’avaient pas atteint le palier du premier qu’il s’était de nouveau mis à hurler, et j’avais aussitôt imaginé qu’elle dise, aujourd’hui, demain, bientôt, qu’il faudrait qu’ils dorment dans le grenier car il n’y avait que là que le petit était tranquille. Du coup, je suis de nouveau sur les nerfs…

 

22 février 2015