Puis nous sommes partis à pied pour Pêle-Mêle, sous la pluie, avant d’aller boire une bière au Moeder, place Fontainas, et avant de revenir à la voiture déposer les sacs de livres et de nous retrouver à la Renaissance pour y avaler leurs fameuses fèves à la portugaise. J’aime énormément ce lieu, j’en ferais volontiers une sorte de « quartier général », un point de rencontre pour le moins ; j’aime aussi Saint-Gilles, de plus en plus ; et j’adore – combien de fois l’ai-je dit ? – ces journées à Bruxelles, coiffeur ou non (je devrais d’ailleurs cesser de l’appeler « coiffeur »)… Actuellement, il expose Kikie Crêvecoeur. J’avais reçu l’invitation, je le savais donc, et avais immédiatement pensé au livre qu’elle avait fait avec Amélie,  repéré dans le catalogue il y a quelques années et malheureusement épuisé. Cette fois-ci, je m’étais promis d’en parler à Marchetti ; il s’en trouvait un exemplaire dans la vitrine des publications de Kikie et il lui en restait d’autres (il a été tiré à deux mille exemplaires). J’en ai acheté un (après une étrange hésitation : c’était au moment du départ, il était prêt à aller m’en chercher un, je lui ai dit que j’aimerais d’abord y jeter un coup d’œil, car je me demandais s’il n’y avait pas quelque chose du « fan » dans cet élan à acheter n’importe quoi d’elle sans même consulter l’objet ; il a sorti l’exemplaire de la vitrine, je l’ai ouvert pour aussitôt le refermer sans en avoir rien vu : « je le prends » ; il a remis l’exemplaire dans la vitrine, est allé en chercher un autre enveloppé d’un film plastique dans sa réserve) et je l’ai lu ce soir, après le repas. C’est une très jolie publication et les quatre contes ou récits que Kikie « illustrent » sont bien d’Amélie, encore qu’ils soient beaucoup mieux écrits que la majorité de ses romans ; elle est peut-être faite pour la concision (la concision de la concision, alors)…

 

16 novembre 2013