Un peu de traduction, je descends ; un peu de piano, je remonte ; un peu de traduction, je redescends ; un peu de lecture, L'Immonde, avec, en sus, ce curieux livre que m’a offert hier Yvette lors de la crémaillère de son appartement. Elle l'occupe depuis dix-sept ans, elle a invité dix-sept personnes, chacun d’elles a de même reçu un livre assorti d’un sachet plastique qui contenait un chapeau pointu, un mirliton et un loup ; les seize livres (je ne sais si elle s’est inclue ou non) proviennent de caisses qui auraient été déposées chez BDphile, une libraire elle-même énigmatique, je compte y passer demain pour décrypter cette affaire (si tant est qu’une affaire se décrypte). Chacun donc a eu le sien, attention tout de même assez étonnante et touchante ; le mien est une curiosité : Force ennemie d’un certain John-Antoine Nau avec un bandeau qui porte cette mention : « Prix Goncourt 1903 » ; on y croit à peine. Un avant-propos de l’éditeur précise qu’il s’agit du premier Goncourt, passé pratiquement inaperçu à l’époque, puis a été totalement oublié, oubli dont le même éditeur a cru bon de le faire sortir. L’éditeur c’est Max Milo