À 11 h 30, je suis sorti prendre l’air, suis allé m’installer à la terrasse du Mondrian. J’y entame Kundera qui, l’instant d’avant, s’accompagnait d’un curieux Matelot sans lèvres d’un non moins curieux et totalement inconnu Cees Nooteboom que le lecteur de code-barres s’est ingénié à refuser, poussant la caissière à décrocher un téléphone qui ne lui a renvoyé que le silence, silence au bout duquel j’ai bien dû lui dire : « Laissez. Je ne le prends pas. » Dite caissière qui l’a alors négligemment jeté dans un panier situé derrière elle, geste que j’ai trouvé tout à la fois triste et injurieux.

 

25 juillet 2006