11 h 15. Je lis, assis dans un siège de l’accueil de la CRAM, tandis que Pascale dans son joli chemisier blanc à rayures bleues timbre des formulaires. Je lis Cees Nooteboom que je viens d’entamer. Je lis en attendant 11 h 30 et donc la sortie pour je ne sais encore où, Lille sans doute. Je lis parce qu’il n’y a rien d’autre à faire dans le cadre de cette journée salariale durant laquelle je suis censé travailler et durant laquelle je ne travaille pas car il n’y a pas de travail. Le sous-sol, envahi de gravats, de poussière et de brouillard de bitume, est condamné, nous sommes livrés à notre sort, Éric, Michel, les 3 CDD et moi. Le sous-sol est condamné et personne ne le savait.

 

27 juillet 2006