Commencé il y a des mois. Lu par bribes, le soir, au lit, la petite demi-heure précédant le coucher de Susan et mon retour à mon bureau. Une cinquantaine de petites histoires, dont la plus longue n'excède pas cinq pages. Chroniques de province, petits bourgs, villages. Des portraits de gens ordinaires, simples dont il tire l'extraordinaire. C'est très inégal. Mais j'aime Boulanger. L'homme autant que l'écriture. L'homme au faciès de doux bourreau au regard pétillant, l'écriture précise, fine, tendre, pointue, « généreuse » (je n'aime pas ce mot déformé et avili par les obituaires de la tribu médiatique), légèrement sinuante... C'est de 1963. Cela figure parmi ses premiers livres. Il avait plus de 40 ans lorsqu'il a commencé à écrire, et à rédiger des scénarios, généralement de comédies loufoques ou d'aventures débridées et fantaisistes. Le lisant, je ne puis m'empêcher de penser à L'Homme de Rio ou au Tigre par la queue. Mais aussi à ses rôles muets dans quelques films de Truffaut, ainsi le casseur véreux de La Mariée était en noir ou le locataire du dessus dans Domicile conjugal...
Quelques phrases lys...

26 avril 1999