Journée sans particularités, si ce n’est Amélie, ce matin, au jardin. Je pensais les avoir tous lus, et j’en ai découvert un aux puces dont le titre ne me disait rien : Le crime du comte Neville (et aussi Une forme de vie ; je l’ai également acheté pour constater au retour que je l’avais ; il ne m'en reste rien). Je l’ai entamé après le petit déjeuner, l’ai lu jusqu’au bout (l’avantage de ses livres : ils se lisent en une heure). Comment allait-elle s’en sortir ? Elle s’en sort et, ma foi, assez bien. J’ai souri, c’est presque drôle. Qu’est-ce que c’est que cette histoire délirante, entre drame, tragédie et farce, ou le tout mêlé, à fleur d’invraisemblance, qui s’achève comme un conte ou une fable. (C’est la première fois que le mot « conte » me vient à l’esprit en la lisant ; est-ce la première fois que ça tient du conte ? À bien y réfléchir, il suffirait peut-être de considérer ses textes comme des contes pour que, tout à coup, ils se transfigurent et se mettent à scintiller…) C’est sans doute l’un de ceux que je préfère, et, pour la première fois, je n’ai pas été agacé par ses tournures et manies de lycéenne qui se lance dans l’écriture – ou pour être plus exact, il n’y a pratiquement rien qui m’ait agacé dans son écriture. Est-ce qu’elle s’améliore ? Peut-être, et enfin : c’est son dernier roman sorti.)

 

30 août 2016