Du 1er mai 1931 que je consulte, feuillette. Je tombe, à la suite des Notes de lecture, sur ce titre « Chronique pornographique ».

Intrigué (et intéressé) je l'entame :

« Quand il m'arrive de relire d'ancienne chroniques pornographiques, les miennes ou celles de mes confrères, je suis souvent surpris de certains enthousiasmes qui à l'époque étaient sincères, mais qui paraissent aujourd'hui singulièrement exagérés. Tel enregistrement (?) passait pour remarquable il n'y a qu'un an ou deux, qui semble maintenant très quelconque. On peut évidemment tirer de cette constatation la preuve des progrès rapides de la musique mécanique (???)[...] »

Je m'étonne. Puis considère de nouveau le titre où je lis cette fois :

« Chronique phonographique »...

Survol donc, davantage que la lecture proprement dite. Promenade dans le numéro, de page en page, m'arrêtant un instant, puis repartant. La raison de l'achat avait été la mention du nom de Joyce au sommaire, extrait de la traduction de Finnegan's wake (que du reste, je n'ai toujours pas lu), non encore achevé et qui s'intitule encore Work in progress. C'est Soupault en introduction qui commente... Pour le reste, rien qui ne m'ait vraiment accroché : Grenier, Sollier, Gide, Fernandez... La bande, en somme... Je relève tout de même quelques lignes de Cocteau à propos des Tragédiens de Desbordes et du Moine de Lewis raconté par Artaud. Belle prose, décidément... Le reste appartient au fichier...

 

(Poëte que je trouve encore orthographié avec le tréma.

De quand date le passage à l'accent circonflexe et qu'est-ce qui l'a justifié ?)

 

Note : p. 790 à propos de Joyce et de Bloom, dans le cadre d'une conférence :

« M. Bloom est très sympathique. C'est essentiellement un homme de bonne volonté. Son esprit circule aisément dans les choses, même les plus triviales, sans s'abaisser ; ce n'est pas qu'il montre une pensée vraiment élevée, mais il a une façon de communiquer avec l'événement, en en tirant jouissance d'abord, puis en lui appliquant son petit savoir, en aspirant toujours vers un léger mieux, qui mérite bien un sourire attendri de la déesse de la sagesse. C'est le primitif du vingtième siècle, l'homme né à la science, le nourrisson des grandes vulgarisations. On dira un jour le “ bloomisme ”, comme on dit le don-quichottisme, le don-juanisme. »

(Dira-t-on un jour le « gloomisme »...

 

Un conseil pour les livres pour terminer...

10 avril 2000