Notes :
Ton de causerie au coin du feu dans un club de poètes de province. Breton, Elluard, toute la clique surréaliste vue par un praguois en visite à Paris en 1935.

p. 44 :
bordel !
« Il y a peu de choses aussi grotesques, qui dégradent et détruisent autant la sensualité, que ces bordels où vous êtes accueillis par au moins une dizaine de femmes nues attirant l'attention sur leurs charmes fanés en criaillant comme une volée d'oies. [...] »
et plus loin !!! :
« Je crois André Breton quand il dit n'avoir jamais mis les pieds dans aucun de ces repaires nocturnes, sinon il n'aurait pu garder cette pureté admirable exprimée par chacun de ses gestes. »

p. 49 :
« [...] Crevel [...] ce collaborateur de l'AEAR, [...] » 
Association des écrivains et artistes révolutionnaires, section française de l'Union internationale des écrivains révolutionnaires...
À croire qu'un écrivain peut être révolutionnaire !

Peut-on être intelligent et naïf, je parle de cette naïveté qui consiste à croire qu’un acte aussi associal (? illisible) que l’est le surréalisme puisse être une voie politique, donc sociale ? (voir lettre de l’auteur au Congrès de Paris, ext. p. 74 : « Seule une transformation radicale du monde matériel poura ouvrir à la classe des exploités l'accès à la vraie culture, à la littérature et à la poésie. » ! C'est moi qui souligne...
À rapprocher de tous les propos de Breton à ce sujet…
Puis 78 :
« Comme les surréalistes l'affirment par la voix d'André Breton, en accord avec Lautréamont, la poésie doit être faite par tous et non par un. »

Puis, sans aucun rapport sur le même marque-pages :

Exergue pour J.L. :
« Devant la profusion, je m’incline : il faut céder, et trancher… »

Nezval, poète, romancier, a créé le Groupe surréaliste tchèque en 1934…

14 novembre 1997