Il y a des choses drôles, parfois. Cela faisait un moment que je devais revoir l’agencement des livres de mon bureau. Guitry occupe, livres et films, le meuble dévolu aux DVD. Godard itou. Ce meuble est comble et j’ai des ouvrages de l’un et de l’autre à y glisser. J’ai donc décidé de transférer Godard dans le meuble à souffrance, à la place de La Varende qui, lui, irait sur la longue étagère à ma droite qui présente encore deux mètres de place. Mais parmi les La Varende, il y en a cinq ou six en attente qu’il fallait dès lors intégrer à la souffrance comble elle aussi. J’ai donc revu la souffrance, livre par livre, pour en extraire quelques uns que je ne lirai jamais. J’en ai retiré cinq dont Anne de Beaujeu roi de France d’une énigmatique Jehanne d’Orliac. J’ai posé le tout sur mon second bureau en attendant de savoir qu’en faire… Il y a un quart d’heure, j’ai revu cette petite pile pour en tirer des commentaires à insérer dans le site. Je me suis arrêté à cet exemplaire de la Librairie Plon sans achevé mais portant la mention suivante : « Ce volume a été déposé à la Bibliothèque Nationale en 1926. » Il serait donc de 1926. Je l’ai pris, feuilleté, ai noté au passage la présence d’un bout de feuille portant des mentions manuscrites, et enfin, j’ai entamé la lecture des premières lignes de la présentation. Dès les premiers mots, j’ai été emporté par le style, le ton et ai avalé les pages de la présentation. J’ignore qui est cette mystérieuse Jehanne, mais j’ai aussitôt pensé à La Varende. Je pense que je vais aller plus loin et tester la lecture de cet ouvrage qui ne figure pas dans le site. D’où provient-il ? Depuis combien de temps est-il ici à m’attendre ?...

 

31 juillet 2011