Ce matin, elle avait une petite mine. Elle m'a demandé à quelle heure j’étais rentré, ce que j’avais fait, si j’avais passé une bonne journée, le tout sur un ton froid, détaché, qui ne lui ressemble pas. Je lui ai demandé si elle était en colère. « I’m not cross, I’m fine » et me dit sur le même ton lointain, que je ne lui avais pas rapporté de chocolats, ou des livres de chez Pêle-Mêle, puis cette chose que je lui ai fait répéter : « I’m used to have a disappointed life... » L’effet a été dévastateur et ne sachant plus que dire, j’ai quitté son bureau. Je suis allé prendre mon petit déjeuner, ai achevé Anne de Beaujeu avec ma première cigarette ; je n’ai pas retenu grand-chose de ces dernières pages…

 

20 août 2011