L'œuvre repose sur un fil, disposé (délimitant, scindant, découpant, etc. quelle que soit sa fonction) dans un espace vide. Ils sont généralement de couleur. Les photos sont en noir et blanc. On ne voit rien. Que faut-il regarder et où dans ces photographies de pièces vides et grises où l'on perçoit confusément des tracés verticaux, obliques et horizontaux, et parfois rien ?

(Le fil d'Occam, mais encore ?)

Explicatif, démonstratif. Scolaire. Platitude d'une écriture redondante et hésitant entre la convention et l'académisme universitaire. Ayant bien appris sa leçon, l'auteur s'applique à transmettre – et non à faire partager, voire à faire aimer. Je l'imagine sans peine trônant au faîte d'une chaire face à un public sage et peut-être inquisiteur. C'est bien une thèse, et non un écrit.

« Être au lieu » pour « being in a place » (40) est une traduction de pure interprétation destinée à servir un argument préconçu. « Being in a place », c'est être dans un endroit, dans un lieu, ce qui diffère d'être à un endroit, à une place, voir un lieu.

Ici pour Here I, titre (41). Non. réduction d'une formule « Here I am » qui signifie « me voici », c'est-à-dire « moi ici », « moi-je ici ». « Ici », c'est n'importe qui ; « Here I », c'est moi ici (avec en résonance, filigrane, vapeur : le trajet effectué pour passer d'un point à un autre, donc de là-bas à ici – où je suis parce que j'y suis arrivé venant d'ailleurs : c'est un « ici » avec un « là-bas » antérieur) (ou est-ce Here I, soit UN – confondu avec le « I », « je » anglais : ainsi le moi est bien le premier, l'UN)

« Duchampienne » qui me fait sourire (quelqu'un, un jour, se risquera-t-il à un « grudzienien » ?)

SUBSUMER ?? p. 48, soit, après vérification, « penser quelque chose comme compris dans un ensemble ». C'est de la philo...

22 mars 1999