« Mange ta soupe, Olivier ! »

Le premier mot français qu’Ulrich ait appris, avant même « mademoiselle », « moulin », « rouge », « fromage » et  « vasistas », c’est : « olivier ».

C’était une image, de ces images telles qu’à une époque on donnait aux écoliers en guise de récompense, et qui, en couleurs crayeuses, représentait un arbre bien vert sur fond de village grec et de ciel bleu.

Dessous, était inscrite cette simple légende : Olivier.

Il avait huit ans et c’était glissé dans un exemplaire de Er,  de Kafka, appartenant à sa grand-mère.