Nous sommes rentrés à minuit d’Allemagne. Je suis entré chez Léo boire un café. Nous avons parlé de choses et d’autres, dont de livres. Il m’a offert son exemplaire de La religion du poignard. « De toute façon, je ne le relirai pas. » « Je le lirai demain », lui ai-je dit. Je suis rentré, ai posé mes affaires, ai mangé un Fjord, suis passé au salon où j’ai allumé une cigarette avec le livre que j’ai avalé d’une traite. Il fait quatre-vingt pages bien aérées, ceci explique cela. Autrement, c’est bancal, maladroit, un peu bêta, d’une partialité légèrement stupide (on est prévenu par le sous-titre « Éloge de Charlotte Corday », il n’empêche). C’est moraliste, un peu chrétien démocrate ou humaniste. Il aime particulièrement l’adjectif « sublime » qui revient bien une vingtaine de fois et sous sa plume, c’est agaçant. Bref, il n’y a rien là qui m’incite à en découvrir d’autres de lui. Comme je l’ai écrit à Léo, c’est tout à fait dans le ton de ses articles dans L’Immonde.

 

1er août 2010