Orton, dramaturge anglais, homosexuel, assassiné en 1967, à 34 ans.
Provocateur, cynique. Entre Wilde et Pasolini (la provocation pour le premier,
la fin tragique pour le second). Ce journal, commandé, va de décembre 1966 à août 1967. J'ignorais tout de lui, Susan n'en a jamais entendu parler...
Je l'ai entamé. Cru, direct, précis, blanc. Ce qui me frappe, c'est l'abondance des dialogues, rapport de conversations diverses, qu'elles soient amicales, professionnelles, ou prises à la volée dans la rue, dans le bus, sur un palier. Chacun se présente comme une petite histoire en soi, croquis, sketch. C'est un homme de théâtre. Ceci explique sans doute cela...
John Lahr publie ce journal, qu'il introduit. Il est le biographe d'Orton,
biographie portant le titre de Prick up your ears. Ai-je vu le film ?
je n'en ai pas le souvenir, quoiqu'il me vienne à l'instant à l'esprit un film de Frears
(il y a EARS dans FREARS) consacré à un dramaturge anglais. Est-ce celui-là ?
(je viens de vérifier : oui)... De multiples notes de bas de page généralement consacrées à des noms propres ; dont celle-ci, amusante :
« Paul Mc Cartney : musicien, compositeur, chanteur des Beatles.
A formé le groupe Wings en 1971. » !
À qui est adressée cette publication ?

p. 73 : rencontre avec Mc Cartney chez Epstein pour l'écriture d'un film mettant en scène
les Beatles (Epstein n'était-il pas déjà mort à cette époque : Revolver date de 1966 ?)

p. 76 : la boutique d'antiquités toujours fermée.
Coup de fil au propriétaire qui dit :
« Je n'ouvre jamais. Ça ne m'intéresse pas de vendre. »

p. 80 : Much ado about nothing, de Zeffirelli :
« all the malapropisms were lost. »
Malapropism ? (après vérification : impropriété de langage).

23 août 1999