Susan revient des puces avec un lot d’une vingtaine de bouquins de la Pensée Universelle. « Quelle idée ! It’s rubbish ! » Je lui explique ce qu’est la Pensée Universelle, puis, les passant en revue machinalement (ce sont des livres après tout), je me dis que dans ce jugement définitif, je confonds l’éditeur et les auteurs. Qui sont-ils sinon des gens égarées, et qui dit qu’il n’y a pas là des choses intéressantes, voire rares, ainsi l’un des premiers que je prends en main et que je feuillette L’origine de la vie de Jean Le Galloudec, avec planches et dessins. Et puis, je viens d’aller les chercher posés sur l’autre bureau : Lettres d’un royaliste contestataire de Pierre Haulbert de Le Revers des Sarts (est-ce possible, un nom pareil ?), et, puisque j’y suis (l’archiviste est décidément le plus fort) :

Correspondance entre Albert Wolff et Marie-Lise B., de Marie-Louise Donders ;

Voyage aux Etats-Unis de Simonne de la Grange ;

Opéras choisis de Roberto Livadiotti ;

De l’aube au crépuscule de Bruno Dairou ;

Nous c’est toi du Docteur René Chauvelot ;

Océan de Daniel Lucas ;

Étranges créatures de Danièle Défossé ;

Sur le Niger de Pierre Paulin ;

Bric-à-brac d’Arlette Maugé ;

Les griffes de l’amour de Pierre Lancelot ;

Musiciens méditerranéens oubliés de Georges Favre ;

L’amour, qu’est-ce que c’est ? de Colette Bradwin ;

Humour et pensées de Richard Hervé ;

L’opuscule du pécule mondial de Pierre Troussel ;

Et la flamme jaillira !... d’Henri Vinet ;

L’aveuglement de l’humanité de Tayeb Medjralou ;

La fiancée de cire d’Henri Charrier;

Le procès du docteur Tabart de David Solot ;

Changement pour lutter contre la famine dans le Sahel de Julien Lamé ;

A bout de tout… de Christiane Maffre.

 

N’ai-je donc rien d’autre à faire ?

 

10 avril 2005