C'est Francko qui m'a offert ce petit livre acheté au Louvre...
Au-delà du plaisir que m'a procuré ce cadeau, j'ai été très choqué ;
puis intrigué, désemparé : quel était donc ce texte de Proust que je ne connaissais pas ? Mais j'ai été vite soulagé, car en fait la couverture est trompeuse (c'est quasiment de l'escroquerie)
 : il ne s'agit pas d'un texte de Proust, mais d'une courte étude d'un nommé Jean Pavans
(complètement ignoré sur la couverture !)
suivie de La Mort de Bergotte tiré de La Prisonnière.

Il n'empêche : c'est une pièce en plus, et malgré tout une belle pièce.
C'est édité par La Différence et ça date de 1986. L'étude, bien sûr,
porte sur La Vue de Delft et l'étrange fascination qu'elle a exercé sur Proust (et exerce sur d'autres que lui). Je m'étais du reste demandé en quoi cette toile méritait l'admiration et le quasi-envoûtement chez nombre de personnes : combien de fois l'ai-je vue mentionnée dans des textes ?
Le livre apporte la réponse que je cherchais : le point de départ est Proust et l'utilisation qu'il en a faite :
« Cette fascinante Vue de Delft doit beaucoup de sa célébrité auprès des esprits littéraires au bredouillement de Bergotte agonisant en face de lui : petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. »
Qui soi-disant serait en fait un toit. Ce que je ne crois pas.
Mais de quelle partie de la toile parlent-ils ?
Oui : où est-il précisément, ce pan de mur jaune ?

29 juin 1990