Et cet imbécile de Paulin qui se casse la figure, qui ne trouve rien de mieux que de se casser la figure... Je me demande ce qu'il a dans le crâne, ce qui lui tient lieu de cervelle. Du vide, du néant, de la soupe, du froid, un trou, rien. Un crâne, une enveloppe d'os et rien dedans. Ou alors juste ce qu'il faut pour qu'il tienne debout, marche, parle, mange, crie et c'est tout ; et se juche sur cette chaise pour s'y tortiller, gigoter, on ne sait pourquoi. Que peut-on donc avoir dans le crâne pour agir de la sorte ? Rien de ce qui pourrait venir de moi, en tout cas. Rien qui m'appartienne, me ressemble, et ça ne fait que confirmer, certifier, attester, prouver qu'il n'a rien de moi, qu'il n'est pas à moi – et quand bien même il serait de moi, il ne serait pas à moi ! –, qu'il est d'ailleurs, d'autre part, d'un autre, de je ne sais qui et je m'en fiche... Où donc as-tu été traîner, Prisca ? Devant qui sous qui t'es-tu allongée, vautrée ? La belle affaire, je la vois bien, Prisca, je te vois bien, à roucouler, à rouler des yeux et des fesses, te mouiller la bouche, arquer la jambe et cambrer les reins, à bomber le torse, qui pourtant n'en a pas besoin, ah que non !