J’ai lu au lit Un tour sur les montagnes russes d’une certaine Patricia Reznikov, pris au hasard dans la section à soixante-quinze centimes de chez Pêle-Mêle. Je n’y regarde jamais, je sais que s’y trouve le rebut (quoique le hasard puisse parfois bien faire les choses). C’est la présence de Sosthène, néophyte chez Pêle-Mêle, qui a fait que j’y ai jeté un œil. J’avais décidé d’en prendre deux à l’aveugle. (À ce moment-là, un vendeur en remplissait les rayons : « Je vous préviens, cette section c’est le fond du fond, ce qui encrasse toute la littérature ; mais on peut toujours tenter, et puis à ce prix-là, on n’est pas gêné de le jeter à la poubelle. » Je lui ai montré un d’Ormesson en souriant. « Ah, d’Ormesson ! Il n’avait rien à dire, mais au moins il avait le souci de la syntaxe ; aujourd’hui, ils n’ont toujours rien à dire, mais n’ont pas la syntaxe. »)

Ça démarrait plutôt bien, il y avait quelque chose ; au bout du compte, il n’y a rien. Je vais le revendre…

 

6 juin 2012