Il sort de la petite véranda et se dirige vers l'appentis où il remise son matériel et ses outils et, considérant entre les toits le ciel qu'une éclaircie a gagné pour répandre là davantage de clarté, puis la terre à ses pieds que l'allée de gravillons à cet endroit brutalement délaisse, il pense au temps des champs, à ces champs où, à cette époque de l'année, il achevait de préparer les terres à ensemencer ; où il hersait les céréales d'hiver et commençait à semer les céréa-les de printemps, puis le pois gris, la féverole, le pavot et le tabac ; où il mettait en place les racines porte-graines des betteraves, des carottes et des navets ; où encore il taillait et labourait les vignes (ne pouvant ici accorder à la sienne – à treille et poussant dans la véranda – que la première des deux opérations) ; où il taillait de même les arbres fruitiers de plein vent ; où il nettoyait les prés et enfin procédait à l'épandage des composts, des phosphates et des fumiers...