Si Rosalie est bien l’épouse de Grégoire, par contre elle n’est pas la mère de Didier. Et dire qu’elle est l’épouse de Grégoire ne peut être qu’une approximation – ou une commodité de langage, une façon de parler – car si, effectivement, elle l’est, sur papier – ratifié, signé, légalisé, paraphé – rien dans les faits et les agissements de Grégoire –et les actes et les paroles tout aussi bien – n’en donne le moindre signe, la moindre preuve, et s’il était donné à un quelconque observateur d’être durant quelques heures le lustre de la chambre à coucher ou le vase en cristal de Bohème sur le plateau de faux marbre du petit bahut du séjour, il apparaîtrait avec évidence et certitude que plus qu’une femme de ménage ou une simple inconnue, Rosalie est un être d’invisibilité.