Le cabinet de Martine est une haute et large pièce dont le plafond est composé de moulures compliquées dont une bonne partie a été récemment repeinte et coloriée à la main.

Attenant au cabinet, il y a une minuscule pièce, longue et étroite – mais qui n'est que longue que parce qu'elle est exagérément étroite –, dépourvue de toute ouverture hormis celle de la porte de communication avec le cabinet, et dont on pourrait chercher longtemps la fonction s'il n'y avait déjà dedans, entrés de force – et certains ont même avancé l'idée que les murs n'eussent été élevés qu'après – : un large bureau métallique, une chaise en bois, un meuble-classeur, deux fichiers rotatifs à roulettes, une armoire métallique servant de vestiaire, et une seconde et dernière armoire qui avec la médecine n'a rien à voir puisqu'il s'agit d'un meuble de rangement à chaussures que Martine a jugé bon de reléguer là avec quelques balais, une planche à repasser, et d'autres objets accessoires dont le caractère quelque peu ordinaire, voire « vulgaire » (mot qu'elle prend souvent le risque d'employer), leur interdit l'accès à tout autre endroit de la maison où, de toute évidence, ils eussent pu paraître placés.