Hier après-midi, je m’étais demandé si, par hasard, Éléonore n’aurait pas eu un Saer dans sa boutique. J'y suis allé jeter un coup d’œil et joie, j’en ai trouvé un, L’Enquête. Je l’ai prélevé, emporté dans mon bureau en me préparant à aller lui proposer de le lui acheter à son prix. Puis j’ai pensé qu’il serait plus amusant de le lui commander. J’ai remis le livre à sa place, puis suis allé dans sa boutique en ligne. Il s’y trouvait bien, mais au nom de Laura. Je l’ai donc commandé à Laura. Quelques minutes plus tard, j’ai reçu l’avis de réception et j’ai attendu qu’elle (sa mère puisqu’il était difficile à Laura de faire le trajet de Buenos-Aires jusqu’ici pour me le remettre) monte le prélever de sa bibliothèque et me le remette. La journée a passé sans que je n’aie eu le moindre signe de quoi que ce soit. J’ai alors pensé qu’elle le déposerait sur la table du séjour avant d’aller se coucher. Au matin, la table était vide. J’ai alors pensé que je le recevrais par la poste. Je l’ai trouvé sur mon second bureau en rentrant, emballé et timbré (cinq timbres, deux d’entre eux collé par leur marge, donc récupérables, les trois autres oblitérés entièrement collés). Je l’ai entamé après le repas, j’en ai lu cent pages d’un coup. On dirait du Saramago.

 

2 mars 2011