L’homme du jeudi tous les 15 jours. C’est ce que j’ai décrété dans la voiture en me dirigeant vers les Lisières devant lesquelles je passe tous les jours, où chaque jour je me promets de m’arrêter, où je ne m’arrête pas, la fatigue, le manque d’énergie, l’impatience de rentrer. Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque, envie plus prononcée encore depuis le déménagement, depuis l’existence de ce nouveau lieu qui, il faut bien le reconnaître (pourquoi le reconnaître puisque c’est évident !), est extrêmement accueillant. Alors, l’homme du jeudi tous les 15 jours. La dernière fois, c’était il y a 15 jours, où j’étais passé pour une commande et où, par la même occasion, je découvrais que la librairie fermait à 21 h 00. Je passais pour ma commande, me disais que cela faisait 15 jours, me disais que je n’achèterais plus un seul livre au Furet, cherchais quels livres récents et/ou neufs je pourrais acquérir, pensais que du fait de sa relative petite taille, Claire (pas elle : la boutique) ne les aurait pas en rayons, qu’il faudrait les commander, qu’il faudrait attendre une bonne semaine, que cette semaine pouvait bien se gonfler à deux et que je pouvais, par exemple, établir une sorte de plan de lecture qui consisterait à commander régulièrement des livres que j’irais chercher tous les 15 jours, le jeudi, par exemple.