Que je viens d'entamer, quelque peu sceptique à la vue de son portrait qui orne le volet de la jaquette, caricature d'un baba cool du Larzac ou du fond de la Bretagne. Et quel drôle de nom aux consonnances ibériques !... Au bout de quelques pages, malgré tout séduit par la langue (quoique trop riche, envahissante), je découvre d'une part qu'il s'agit de carnets de voyage et non d'un récit mettant en scène le Caërdal qui fait l'objet de la préface, et d'autre part, et cette fois avec stupéfaction, que ledit Suarés est mort en 1948 et que ces carnets datent du début du siècle ! Il y avait donc des gens qui écrivaient ainsi il y a près d'un siècle ?...

28 octobre 1998