Rien à dire sur cet ouvrage qui est simplement propre. Quant à Léautaud, j'attends de mieux le lire, c'est-à-dire la part « littéraire », celle qui n'appartient pas aux journals. Il y a évidemment le personnage, que je connais déjà suffisamment pour ne pas avoir été surpris (pourquoi « surpris » ?).
En bref, rien vraiment que je ne connaissais déjà. Le personnage, haut en couleurs, pour reprendre une formule consacrée. Mais est-ce suffisant ?... Je ne suis pas sûr d'aimer ce personnage-là.
Je me demande si la valeur qu'on lui accorde généralement n'est pas excessive. En bref : d'où tire-t-il son importance ?...

Les notes :

p. 56
Kokoschka avait commandé une poupée, grandeur réelle [sic],
à l'image d'Alma Malher. Ah bon ?

diariste (?)
Anglicisme un peu audacieux et vaguement ridicule...

Martine Sagaert fait sans cesse référence à Proust. Pourquoi ? Il n'y aucun lien entre les deux hommes ; Léautaud avoue lui-même qu'il ne l'a jamais lu.

p. 96
les fourmis auraient des sépultures. Première nouvelle.
D'où cela sort-il ?

p. 180
« L'art pour tous, on n'entend plus que ça », dit Léautaud.
Ça date de 1905...

20 juillet 1993