Il pleut. On se calfeutre, et Sylvie la première qui, du fond de son édredon, fixe la tabatière où, depuis ce matin, choit des poids de mollesse et de moiteur : elle a froid.

Dessous, enfermé dans le débarras et dans l’attente du numéro automne-hiver que Reine tarde tant à se procurer, Fabrice compulse le catalogue printemps-été d’un organisme de vente par correspondance ; et plus particulièrement les trois cents premières pages, celles consacrées au vêtement féminin.

Dessus, Sylvie tremble et frissonne par secousses brusques du corps. Parfois même se surprend-elle à claquer des dents. Il ne fait pourtant pas si froid. Mais elle a froid. À peine peut-on dire qu’il fait humide. Mais elle a froid, et se demande dans quelle mesure le petit radiateur d’appoint que lui a si gentiment installé Fabrice fonctionne bien.