Nous sommes revenus de Ploermel où nous devions passer voir Romero à la ressourcerie où il travaille. Finalement, nous n’y sommes pas allés et n’avons fait que des courses, mais sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Quily (Killy, tout comme Lizio est Liziou, Rennes, Rhoazon). S’y trouve un étrange boulanger caché dans le fond de ce village pas beaucoup plus grand qu’ici (impossible de le trouver sans connaître). Il fabrique son pain lui-même (évidemment) à l’aide de fours ancestraux. Petit, sec, la soixantaine, la parole facile, il tutoie d’emblée. Son pain est, paraît-il, excellent (c’est le moins), nous verrons cela demain matin. Les pains sont sur des étagères avec le prix ; on se sert et on fait son compte soi-même, il ne vérifie pas, « caisse libre ». Laura, qui nous l’a fait découvrir, m’a dit qu’il se l’était fait voler à plusieurs reprises. Elle m’a aussi montré l’un des livres qu’il a consacrés à son entreprise.

 

24 juin 2016