Hier, latin/grec. Francko pas là qui est à Orange pour assister à la Flûte enchantée, ce que je n’ai appris qu’au retour en consultant mon émail. « Éric m’a presque supplié de l’accompagner ! » Quoi qu’il en soit, cours. J’avais des choses à en dire, notamment concernant Sébastien, choses que j’avais à l’esprit à ce moment-là et qui à présent me semblent sans intérêt (et à dire vrai j’en ai oublié la moitié). Beaucoup de parlotte, comme d’habitude. Je le dépose, comme d’habitude, et, comme d’habitude, nous continuons à parler encore une bonne dizaine de minutes alors que je suis garé en face de chez lui et que le moteur tourne. Notamment du Roi des aulnes qu’il vient de lire et qu’il loue. Parlons alors de Tournier, ce qui me donne l’envie de relire Les Météores, la précédente lecture devant dater d’il y a 20 ou 25 ans. Je me souviens d’avoir été impressionné et ne me reste que l’image d’une décharge, c’est tout. Du coup, je l’ai sorti ce matin de la bibliothèque et l’ai entamé au soleil du jardin. Je remarque alors que la 2e de couverture porte un poème manuscrit signé « Jean 1975 », et me revient à la mémoire que ce livre avait appartenu à Annie, à qui Jean, le frère de Béranger P***, l’avait offert. Comment avait-il échoué entre mes mains ? En ai lu une vingtaine de pages et l’académisme et le convenu me frappent et me lassent d’emblée. Je vais néanmoins poursuivre demain matin…

 

4 juillet 2002