Le ciel est bleu, mais il fait frais. Deux ouvriers, dans la calle qui longe l’église, discutent en faisant aller une sorte de ponceuse. Pour le reste, tout est calme… Depuis hier, je pense au cadeau à faire à Éléonore, je veux dire son cadeau d’anniversaire. Mais quoi ? Je n’en ai pas la moindre idée ; et puis, cela signifie faire des magasins ou, pour le moins, des vitrines. À ce propos, il faut que j’aille acheter le dernier Tabucchi. Ce sera ma sortie du jour…

 

Je me suis quand même décidé à sortir : direction Foscarina où j’ai acheté Il piccolo naviglio. De là San Trovaso, Zattere, San Sebastiano où j’ai découvert quelques endroits, puis Zenobio jusqu’à Gaffaro, j'ai rejoint dei Frari et de là S. Agostin jusqu'ici. Il fait chaud, on se croirait en été ; je suis épuisé…

Au jardin, j’ai entamé Baricco et Tabucchi, quelques pages de l’un et de l’autre pour faire connaissance, puis je me suis installé dans le canapé, les chaises du jardin ne sont pas très confortables… Au second, loge un couple français apparemment âgé (finalement, je ne pense pas ; lui pourrait être français, mais elle non ; ils parlaient trop bas pour que je puisse distinguer). Dans les calle, campi, campioli résonnent beaucoup de voix françaises (et allemandes)… La cour est de nouveau à l’ombre… Finalement, j’aime assez bien cet appartement…

 

Je tourne en rond : je prends Tabucchi et je pense au 15 juin entamé ; je prends le 15 juin et je pense au 5 juin ; je prends le 5 juin et je pense à Danaé…

 

25 septembre 2012