C’est Charlotte, Catherine et Véronique qui en bénéficient, elles qui pourtant sont bien loin d’être prédestinées – donc préparées – à cette confrontation lumineuse, cette rencontre prestigieuse, cette connaissance rare et étonnante, et pour qui le terme « phénomène », visuel ou non, ne désignait que des monstruosités répugnantes et ignominieuses et ne s’appliquait donc, par voie de conséquence logique et naturelle, qu’aux foires, aux parcs d’attractions et aux personnages articulés, agités et pourtant exsangues des écrans de télévision.

Aussi, lorsqu’elles voient tout à coup Honorine leur apparaître, nimbée de gloire et de lumière, à ce moment où elles montent à bord de l’automobile de la dernière, sont-elles pour le moins surprises.

On le serait à moins.